lundi 9 avril 2012

L'Eglise de demain

Au courrier des lecteurs de la Croix,

J’ai été surpris par la tonalité du discours du pape Benoît 16 à l’occasion du Jeudi-Saint (voir la Croix du 6 avril 2012). L’ambiance de cette célébration nous porte vers une contemplation du Christ serviteur. Les extraits des paroles du pape semblent engager une polémique en réponse à la démarche des prêtres autrichiens favorables à l’ordination des femmes. Benoît 16 a-t-il pris le temps de les écouter et de dialoguer avec eux avant de leur répondre en reprenant à son compte les paroles de son prédécesseur, au sujet de l’ordination des femmes, qui a déclaré « de manière irrévocable que l’Eglise, à cet égard, n’a reçu aucune autorisation de la part du Seigneur. »

Sur quels arguments historiques ou théologiques est basée une telle affirmation ? Comment un homme seul peut-il prendre une décision « irrévocable » qui engage l’avenir ? Les synodes diocésains et les assemblées de chrétiens ont-ils été entendus à ce sujet, car l’Esprit-Saint s’exprime aussi à travers les chrétiens rassemblés ? La collégialité épiscopale, remise en valeur à Vatican 2, a-t-elle jouée son rôle ? La mission de Jésus n’a pas été de donner des « autorisations » mais d’annoncer l’amour du Père et de nous inviter à y répondre. Ce n’est pas lui qui a organisé l’Eglise naissante. Il a laissé cette responsabilité à Pierre et aux apôtres. Si les femmes n’étaient pas autour de la table le Jeudi-Saint, elles étaient bien présentes tout au long de la vie de Jésus, au cours de la passion et au matin de la résurrection, avec la mission d’aller annoncer la bonne nouvelle. Qu’est ce qui est le plus important : faire parler Jésus sur des sujets qui n’étaient pas d’actualité à son époque ou bien de se demander : de quels ministres l’Eglise a besoin, aujourd’hui, pour assurer l’annonce de l’Evangile et la célébration des sacrements ? Dans ce domaine, les protestants ont une autre pratique que nous et on ne peut pas dire qu’ils sont moins fidèles à l’Evangile. Sans être un spécialiste, je me demande s’il n’y a pas, dans cette décision « irrévocable », une confusion entre ce qui est de l’ordre du contenu de la foi, qui est immuable, et les règles disciplinaires pour organiser la vie de l’Eglise, qui peuvent évoluer au cours des siècles, comme cela s’est déjà fait ? Dans le contexte d’aujourd’hui, au nom de quoi, au nom de qui les femmes ne pourraient pas avoir accès aux mêmes responsabilités que les hommes ? Une telle initiative mettait surement du temps à se mettre en place, mais à long terme cela donnerait le visage d’un ministère sacerdotal plus humain, plus proche de la vie des gens, parce que partagé par les hommes et par les femmes insérés dans la société et le visage d’une Eglise plus jeune, plus ouverte à la vie d’aujourd’hui. L’Eglise n’est pas un musée de pratiques anciennes et de valeurs morales mais une famille qui prend les moyens de donner accès, au plus grand nombre, à l’Evangile et aux sacrements.

Georges Limousin

mardi 7 février 2012

On prie dans nos équipes

‘’NOTRE ÉQUIPE D’ACO’’
En 2011…
Près de quarante années
Que l’on se réunit
Beaucoup de feuilles griffonnées
De bleu, de noir, de gris !
Seigneur tu nous fais confiance
Et tu nous donnes l’espérance.
Nous étions jeunes, sans expérience
Toi, tu nous as cueillis
Sur les chemins de l’existence
En une gerbe tu nous as réunis.
L’amitié a fleuri dans nos cœurs
C’est une joie qui se renouvelle
Où l’on parle de notre vie :
De nos peines, de nos bonheurs
Dans une harmonie bien réelle
Avec sincérité et des yeux qui sourient
Seigneur, tu nous fais confiance
Et nous donnes l’espérance
Nous parlons de justice, du chômage
Des jeunes sans espoir d’avenir !
Comment faire pour tourner la page
Trouver du travail, savoir sourire ?
Retrouver un climat de solidarité
Où souffle un vent de liberté….
Seigneur, tu nous fais confiance
Redonne à chacun l’espérance
de Gilberte LECHEVAL / TIJOU

mercredi 11 janvier 2012

Bilan de la rencontre "un travail oui mais à quel prix?

Compte-rendu du projet d’équipe des 2 Rives.

Comment est né le projet ? De quelle manière s’est-il déroulé ?

Après de nombreux échanges en équipe sur nos conditions de travail, les évolutions de celles-ci au fil du temps nous ont amenés à penser que ce sujet pouvait rassembler. En mai dernier, nous avons décidé d’ouvrir le débat à toute personne en ACO et même hors mouvement. Le sujet choisi : avoir un boulot, à quel prix ?

La semaine suivante, nous recevions le « Parlons-en » avec Témoignage et cela nous a confirmé que notre idée était bien en lien avec celles du mouvement.

Nous avons sollicité diverses personnes dans 3 tranches d’âges que nous avons définies, à savoir les 18-30 ans, les 30-60 ans et les + de 60 ans, à travers des questions ciblées en équipe.

Chacun devait, à travers son témoignage répondre à ces questions :

- Pour les 18-30 ans : Un boulot, j’en ai un ou pas. Comment j’ai trouvé mon 1er boulot ? Quelles sont mes conditions de travail ? Comment je le vis ?

- Pour les 30-60 : Un boulot j’en ai un ou pas. Depuis quand j’y suis ? Quelles évolutions de mes conditions de travail je vis ou j’ai vécu ?

- Pour les + de 60 ans : Quel boulot j’ai occupé ? Comment je l’ai vécu ? Quelles ont été les évolutions de mes conditions de travail ? Nos enfants ont-ils le travail que l’on a rêvé pour eux ?

-

La date fixée était le samedi 5 novembre de 15h à 18h.

15 participants toutes tranches d’âge confondues.

6 témoins : Hugo, 21 ans, agent de maintenance industrielle en intérim à Rennes ; Catherine, 57 ans, agent de Pôle Emploi à Trignac ; Pascal, 48 ans, chauffeur Poids lourds à Donges ; Thérèse, pour les + de 60 ans, agent de service à domicile et en maison de retraite ; Michel, pour les + de 60 ans, pour l’aérospaciale ; Joseph, pour les + de 60 ans, pour les Chantiers navals.

Après lecture et petits échanges sur les témoignages, nous avons fait un « brainstorming » (tempête de cerveaux) sur le mot TRAVAIL.

Voici les mots cités par le groupe : travail forcé – galère – toujours – horaires – fatigue – stress – chômage – syndicats – difficultés – recherches – santé – vacances – Pôle Emploi – salaire – reconnaissance – incertitude – équipe – camaraderie – isolé – job d’été – qualité – loin – mobilité – formation – logement – indépendance – épanouissement – patron – hierarchie – promotion – travail étudiant – respect – vis collective – vie sociale – monotone.

A partir de ces mots et des témoignages, 3 groupes se sont réunis pour échanger et « approfondir » le sujet. Nous avons remis à chacun le « Parlons-en » sur le travail. L’objectif : revenir en grand groupe avec une phrase « clef » qui synthétisait les échanges.

Résultats :

- Un travailleur vaut plus que tout l’or du monde car il est fils de Dieu.

- L’homme devrait compter plus que l’argent

- C’est ma foi en l’homme qui renforce ma Foi en Dieu

- C’est moins évident d’être syndiqué en tant que femme dans certains boulots

- Ne plus avoir honte de nos bonheurs. Continuer à les partager, sans excès, sans les censurer pour autant pour les autres et pour nous : le bonheur des uns fait le bonheur des autres.

- Evolution du travail. Isolement. Malgré les évolutions positives matérielles, l’isolement augmente et les conditions de travail se détériorent du point de vue de la productivité, de la pression et du respect des travailleurs.

- Quand les choses se compliquent, on ressent encore plus l’isolement.

Nous avons lu une parole du mouvement « La vie est inestimable » et chanté un chant ACO « tu es un homme » pour conclure les échanges.

La fin de l’après midi a été clôturée par un partage et des échanges libres autour d’un café…

Bilan de l’équipe :

Mauvais points pour l’organisation dans la préparation : pas assez précis ni clair dans le qui fait quoi en amont de la rencontre. L’équipe ne s’est pas trouvée au complet depuis la décision et le début du travail sur l’idée du projet. Un autre mauvais point pour les invitations : nous avons eu peur d’avoir trop de monde et de ne pas « assurer », alors on a freiné sur la distribution de nos invitations : résultats pas de difficultés mais peu de participants…

Bons points pour la construction du projet de l’idée de base à la réalisation. Autre point positif : la rencontre a été bien vécue par tous. Un temps convivial, une place donnée à chacun, un temps de partage enrichissant jusque dans les carrefours. Une découverte de richesses dans le remue méninges…

Quelles suites ? Comment faire partager le bénéfice de notre expérience ? Faire savoir aux autres équipes ce que l’on a fait… Demander au CS de diffuser le compte-rendu aux responsables d’équipes, diffusion sur le blog …

L’équipe ACO à l’initiative et à la réalisation de ce projet est composée de : Joseph et Monique BOËNNEC, Gérard MAHE, Marie PLAISANCE, Florence et Hervé VILLA, Gisèle et Pascal GUIHARD, Nathalie et Jean-Marie CLOCHARD, accompagnée par Pierre OUISSE.


Témoignage de Hugo pour les – de 30 ans :

Je viens de trouver mon 1er boulot. Arrivé à Rennes en septembre, je fais 3 agences d’intérim et la 3ème me propose un poste d’agent de production en usine : un emploi chez un sous-traitant de La Poste. Je dois mettre sous plis des revues pour en faire des lots. Tout ça en 3X8. Je commence par un poste de nuit. Sur place, un des patrons qui a lu mon CV me dit qu’ils recherchent un agent de maintenance industrielle pour un contrat long (ce qui correspond à ma formation) et que mon profil les intéresse. Je passe 2 entretiens et je suis pris sur le poste en intérim jusqu’à fin décembre, puis en CDD 6 mois et si tout va bien un CDI à suivre. Mes collègues sont des jeunes et il y a une vraie solidarité dans cette petite boîte. Je m’y sens bien.

Témoignage de Catherine pour les 30 – 60 ans :

A mon entrée à l’ANPE, j’étais agent administratif. Mon travail consistais à traiter les courriers des demandeurs, le suivi administratif de la demande d’emploi, les commandes pour le site, la gestion des absences du personnel… Je faisais ce travail en duo avec une autre collègue et les tâches étaient réparties entre nous deux, tout ça hors du public.

Depuis 2009, la fusion entre ANPE et ASSEDIC (Pôle Emploi), les sites ont été regroupés et le personnel aussi. Je suis toujours sur un Pôle administratif je suis supervisée et j’appartiens à une équipe de personnes gestions des droits (ex ASSEDIC) ce qui n’est pas simple car ils ne connaissent pas le contenu de mon travail et je me retrouve sans personne responsable de référence en cas de gestion difficile de dossiers. Je suis donc isolée d’autant plus que mes collègues me font ressentir mon choix de temps partiel et donc de mes absences…Mes relations avec ces collègues sont donc difficiles et je me sens de plus en plus isolée du collectif de cette équipe.

J’ai le sentiment de me plaindre souvent… exprimer cette souffrance au boulot n’est pas facile. J’ai des contacts avec d’autres collègues mais nous ne parlons pas beaucoup de notre travail car notre métier est différent : ils reçoivent du public et leurs rôles ne sont pas les mêmes.

Aujourd’hui j’ai fais des choix. Tout d’abord de reprendre un engagement syndical pour partager et vivre des temps collectifs avec d’autres personnes qui sont aussi des collègues, hors de mon lieu de travail. Prendre du recul m’est devenu nécessaire, d’autant plus que je serai à la retraite dans 3 ans et que je ne veux pas me ruiner la santé avec des soucis de boulot.

Ce sont ces choix et cette perspective qui me font avancer au travail aujourd’hui.

Je mise sur cet engagement pour m’aider à relativiser ce que je vis au quotidien et je crois que je fais un bon choix, un choix qui me ressemble et dont j’ai besoin…

Témoignage de Pascal pour les 30 – 60 ans :

Bonjour je m appelle Pascal je travaille dans le transport poids lourd depuis

septembre 89.

Après une petite partie de chômage durant lequel j ai pu passer mes permis poids lourd je suis rentré dans une entreprise avec 600 employés, à peu près, un groupe, une holding financière disions nous a l’époque et de même maintenant. Un directeur de secteur sur la partie transport fuel camping gaz et butagaz sur Donges et le Morbihan. Un directeur simple et sympa nous nous tutoyions toujours c’était la simplicité, un peu de plaisanteries entre nous. Le vendredi, souvent nous buvions un petit verre tous ensemble et des fois même des repas en fin année entre chauffeurs : nous avions un bon esprit de camaraderie. A la fin de nos « tournées de bouteilles », c’était souvent que nous nous donnions des coups de main pour faire le tri de nos vides et de nos pleines « le ménage » comme ont disait. Cela est terminé aujourd’hui : chacun pour soit. Avec les chauffeurs qui font encore la distribution de bouteilles a la main,

nous avions une bonne ambiance aussi bien avec les secrétaires (arbre de Noël voyage en fin année…).

Aujourd'hui hui ce directeur n’est plus qu’un directeur commercial et n a plus rien à voir avec nous, chauffeurs. Il a été remplacé par un autre qui est arrivé avec une reprise d un autre secteur (la Vendée) : les pots, terminé, il a divisé tout le monde. C’est la course tout les jours. Pour les consignes cela ce fait que par écrit avec des notes sinon il faut que nous lisions nos plannings. Nous n’avons plus de discutions humainement. Il faut faire du chiffre. Ce directeur est parti en retraite et a été remplacé par un jeune qui suit le même chemin : les véhicules tournent sans arrêt. Pour les garages c est tout juste s’il ne faudrait pas que les mécanos soient avec nous ! Pour s’occuper de nos camions c’est le soir après notre tournée qu’il faudrait aller au garage donc des heures à plus en finir et pour récupérer nos heures c est quand ça les arrange ! Les congés c est la croix et la bannière pour les poser…

En 20 ans j ai vraiment trouvé du changement dans l’entreprise !

Témoignage de Thérèse pour les + de 60 ans :

Je suis en retraite d’un poste d’agent de services à domicile et en maison de retraite. J’étais très à l’aise et heureuse dans mon métier car j’aime le contact avec les gens. Il fallait toujours se dépêcher pour pouvoir faire toutes les tâches, on manquait de personnel et de temps pour tout faire aussi bien qu’on aurait voulu. On nous disait que c’était dû à des problèmes de finances. J’aimais ce que je faisais, c’est important, pour les autres et pour soi. Le travail devrait être au service de l’homme et non pas l’inverse.
Mes enfants ont choisi leur formation. Nous parents, on se pose beaucoup de questions. Défendre ce que l’on croit est très dur. Il faut être solide. Aujourd’hui on n’a pas le droit à l’erreur.

Témoignage de Michel pour les + de 60 ans :

L’aérospaciale. En 46, j’ai fait l’école d’apprentissage à l’aviation. J’ai travaillé comme ouvrier (VAP ajusteur). J’ai fait mon service militaire. L’Algérie. Retour en 59. Je suis devenu instructeur et professeur de sport. 72 : contrôleur et technicien de labo. En 89 on me pousse à la retraite.

A mon époque, on entrait dans une entreprise pour toute sa carrière. Des évolutions étaient possibles : ce n’est plus le cas maintenant. On vivait une solidarité dans les équipes. A mon retour d’Algérie j’ai retrouvé un poste mais le travail s’était parcellisé, travail à la chaîne pendant plusieurs années. L’ambiance des équipes avait changée : moins de solidarité. Après les grèves de 55, les patrons ont eu très peur et on accentué la parcellisation du travail. Le travail a été individualisé : chaque gars avait une chose à faire pour l’avion, toujours la même. Certains syndicats étaient les clefs d’entrée dans l’entreprise.

Nos enfants : les parents font des rêves et des projets. Les aléas, les rencontres, leurs désirs et leurs aptitudes… ne coïncident pas toujours avec nos rêves. Je les ai laissé faire leurs choix.

Témoignage de Jojo pour les + de 60 ans :

La Navale. 49 : entrée en apprentissage aux chantiers de La Loire. 53 : Stage en bureaux de dessins puis traceur de coques, tôlerie et préparation tôlerie (intermédiaire entre les bureaux d’études et les ateliers). Parti en 88 : fin de carrière. Chômage jusqu’en 95 date de la retraite. J’ai vécu ces années de travail dans l’ambiance de l’époque : du travail pour tous ! Des grèves aussi ! … Embauches, débauches et des horaires les mêmes pour tous. On allait au boulot en car tous ensemble. : tout cela avec une bonne solidarité (ouvriers, mensuels et syndicats). Nous étions moins stressés que nos jeunes maintenant… Le travail ne manquait pas… Donc des bons souvenirs de ce temps passé au boulot…

Nos enfants : n’ont pas le travail que l’on a rêvé pour eux… un travaille dans la même entreprise, un antre en change vu les conditions demandées et l’autre alterne entre CDD et chômage partiel. Il faut toujours plus de rendement et de rentabilité ; ils sont + ou – stressés ; les perspectives d’avancées et d’avenir sont très minces et très sombres ; ils vivent moins de solidarité dans les actions syndicales par exemple. Maintenant c’est beaucoup du chacun pour soi. Ils ont des difficultés pour faire des projets : enfant, logement…d’où la morosité actuelle.

dimanche 27 février 2011

Résultats de notre enquête réalisée au cours de la visite de notre stand lors du 60ème anniversaire de l'ACO



Nombre d'enquêtes distribuées 68

Nombre d'enquêtes remplies 33

I Qui es-tu?

Hommes 18

Femmes 15

En ACO 27 (13 H 14 F )

Non répondu 5 (5 H )

Hors ACO 1 (1F)

Âge

Entre 45 et 49 2 (1H 1F )

Entre 50 et 59 8 (3 H 5F)

Entre 60 et 69 7 (1H 6F)

Plus de 70 16 ( 13 H 3 F)

Professions ou anciennes professions

femmes

Santé 7

Mères au foyer 2

Tertiaire 3

Enseignantes 2

Femme de ménage 1

Hommes

Ouvriers 5

Techniciens/ admin 7

Santé 2

Enseignant 1

Prêtres 3

II Connais-tu le monde du travail (réponses multiples possibles)

A travers ta profession 16

A travers une organisation syndicale 22

Par l'ACO 25

Autre par les relations, le quartier, les partis politiques, les associations caritatives

III Quelle implications de l'église paroissiale dans le monde du travail?

La question a souvent été mal interprétée. Les gens ont parfois confondu l'ACO qui est bien sûr partie prenante de l'Eglise et l'église paroissiale.

18 personnes ont reconnu sans réserves la prise en compte des faits de société par la paroisse. 11 autres personnes ont regretté la timidité de cette prise en charge.

3 n'ont pas répondu à la question

Quelques exemples d'implication:

  • Le bulletin paroissial
  • Les homélies
  • Le travail des équipes liturgiques
  • Le travail du pôle de solidarité

III Quelles conditions pour favoriser les relations de l'Eglise vers le monde ouvrier et inversement?

· L'ACO et la mission ouvrière peuvent être un relais. Favoriser les espaces de rencontres. Organiser des rencontres élargies

· Faire de la prospection; Repérer les gens. Avoir des relations de quartier; Faire une place aux plus défavorisés de la société. Être attentif au vécu des gens.

· Avoir une implication dans la société. Être engagé syndicalement et (ou) politiquement . Le monde ouvrier doit être présent dans l'Eglise

· Participation à la vie paroissiale

· Intentions dans les prières universelles

· Internet

IV Personnellement, qu'as-tu fait ou qu'es-tu prêt à faire pour t'investir dans cette problématique?

Sur cette dernière question nos visiteurs ont été beaucoup moins prolixes. Il y a quand même quelques réponses

· Présence en ACO, dans une organisation syndicale, auprès des exclus de la société

· Utilisation des moyens du mouvement et en particulier de la presse

· Invitation et participation aux rencontre élargies

· Echanger avec les collègues de travail, être à l'écoute des autres

· Provoquer les membres de l'équipe ACO

jeudi 24 février 2011

Prière

REGARDS (prière conçue par Patricia Moyon pour les retraites ACO)

Seigneur nos regards sont tantôt

- des yeux levés vers le ciel, qui t'implorent

- des yeux rivés sur la terre, par peur d'être jugé

Parfois,

Nous avons des regards qui jugent, condamnent, emprisonnent

Des regards aveugles pour ne plus voir celui qui a faim à notre porte, qui est étranger.

Nous croisons aussi

Des regards de détresse face aux atrocités

Des regards vides car l'espoir a déserté leur cœur

Des regards remplis de larmes devant tant d'épreuves

Des regards impuissants face à tant d'injustices subies.

Mais nous sommes aussi,

Des regards qui invitent à la confiance : " viens, tu es attendu"

Des regards bienveillants qui libèrent des "on-dit"

Des regards compatissants devant les souffrances humaines.

Des regards lumineux, reflétant milles petits bonheurs glanés au quotidien

Des regards d'amour qui enflamment les cœurs

Des regards qui mettent en mouvement pour résister, lutter, aimer.

Tous ces regards, Seigneur, Tu les as rencontrés au cœur de ces foules qui te suivaient

sur ton chemin vers Jérusalem.

Seigneur, ton regard sur l'humanité est Bonne Nouvelle pour chacun de nous.

J'accueille ton regard d'Amour

Sur le jeune homme riche,

Celui du pardon vis à vis de la femme adultère

Ton regard d'accueil sur les enfants

Ce regard qui valorise l'offrande de la veuve pauvre

Ce regard sur la Samaritaine qui lui redonne une existence autre

Ce regard patient qui guette le retour du fils perdu

Ce regard d'amour si profond, posé sur Pierre, malgré son reniement

Au-delà de ta souffrance sur la Croix, ton regard sur le brigand, nommé "le bon larron"

O Seigneur tous ces regards qui nous entraînent plus loin que notre simple regard :

"Toute personne a du prix à tes yeux"

Alors, comme Zachée, je veux courir vers Toi, être curieux de Toi, pour t'entendre me dire :

"Aujourd'hui, descends vite de l'arbre de tes certitudes, de tes à-priori, il faut que je demeure chez toi."

Seigneur, viens laver mon regard.

P.M.

mercredi 23 février 2011

Comment transformer un fait divers en poème

Vous trouverez ci-contre un article d' Ouest-France du 14 décembre 2010

Emue par ce fait divers Gilberte en a fait un poème. Gilberte est membre ACO dans une équipe de Donges.

Si vous aussi l'expérience de l'écriture vous tente, n'hésitez pas à nous faire parvenir vos oeuvres pour que nous puissions les publier

Et encore Bravo à Gilberte

Voyages, aventures vécues

Dans une barque de migrants

Une petite fille est née

Elle s’appelle ‘’Happiness’’ joie

Voyage souhaité par les parents

Pour fuir un pays abandonné

Depuis un an, trouver une autre voie

Est-ce un conte de Noël

Ou une triste réalité ?

L’enfant-Jésus est née à Noël

Sous l’emblème de la pauvreté.

Vingt siècles après, l’histoire est la même

Les pauvres n’ont pas de place

On refuse les migrants, et même

Ceux qui n’ont pas de travail, de classe

De statut social, une pauvre histoire humaine

Un regard glacial qui les enchaîne

Cette histoire s’est vécue

Sur la méditerranée

Et là aussi plus loin un peuple est rejeté,

Enfermé, comme des « mal venus »

Les Palestiniens, derrière le Mur

Construit ces dernières années

Par Israël qui domine

La population qui essaie de vivre

De survivre plutôt, Bethléem

Ou Jésus est né

Il a connu la fuite en Égypte

Ses parents partis pour la sécurité

Sont revenus à Nazareth ensuite

Où Jésus et Joseph ont travaillé.

Deux petites villes, pas très loin

L’une de l’autre en distance

Prenez ce chemin en patience

Interdit aux riverains

Gens de Palestine, on pense à vous.

Comment le dire ?

Des mots tout simples, portés par le vent des médias,

Sortis du fond du cœur, mais pleins de chaleur

Peut-on garder Espoir ?

En un Avenir de Liberté et de Paix….

Décembre 2010

Gilberte Lecheval / tijou

lundi 3 janvier 2011

Bonne année

Au nom du comité de secteur ACO des Deux Rives, je vous souhaite une Bonne Année à vous membres de ce secteur; Bonne Année à vous et à vos familles ainsi qu'une bonne santé. Que cette année soit pour vous une année de Résistances ; Résistances à toutes les injustices que vous pouvez rencontrer au travail (pour ceux qui y sont encore) mais également dans votre vie de tous les jours et je sais votre attachement à les débusquer. Que cette année soit aussi une année d'Espérances; Espérances que vous ne manquerez pas de partager dans vos révisions de vie, nous en avons tellement besoin.

BONNE ANNEE

RESISTEZ et ESPEREZ